Levée de fonds · 25 octobre 2026
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Warp Sciences lève deux cent quinze millions de dollars pour automatiser la découverte de médicaments
La société américaine Warp Sciences a sécurisé un financement de série A destiné à développer ses opérations de chimie médicinale assistées par l'intelligence artificielle et la robotique. Cette injection de capitaux vise à transformer les processus de recherche préclinique pour l'industrie pharmaceutique en combinant expertise humaine et automatisation avancée au sein d'un laboratoire situé aux États-Unis.
Le montant total de la transaction s'élève à deux cent quinze millions de dollars, ce qui attribue à l'entreprise une valorisation de huit cent soixante-cinq millions de dollars. Lightspeed a agi en tant qu'investisseur principal lors de ce tour de table, tandis que d'autres participants notables incluent IVP, Premji Invest et Lux Capital. La nouvelle de cette levée de fonds a été rendue publique le vingt-deux octobre, date à laquelle Warp Sciences a également officiellement lancé ses activités, selon les informations rapportées par le média TechCrunch.
L'entreprise fonctionne comme un organisme de recherche sous contrat spécialisé dans les petites molécules durant la phase préclinique. Son activité se concentre spécifiquement sur l'optimisation des molécules guides, une étape cruciale précédant les essais cliniques où les candidats médicaments sont améliorés. Contrairement aux modèles tarifaires traditionnels basés sur le personnel, la facturation de Warp Sciences est établie par composé livré, avec la garantie qu'aucun paiement n'est requis si la synthèse échoue. Cette approche promet d'offrir des niveaux de qualité, de confidentialité et de collaboration comparables à ceux des prestataires locaux, mais à des prix compétitifs similaires à ceux du marché international.
La direction de l'entreprise est assurée par Kevin Weil, qui occupait auparavant le poste de directeur des produits chez OpenAI avant de fonder et de diriger la division OpenAI pour la science. La stratégie opérationnelle initiale repose sur des chimistes expérimentés qui effectuent la majorité des tâches, soutenus par des outils d'intelligence artificielle pour la planification des synthèses et la sélection des expériences futures. Progressivement, l'entreprise prévoit de confier les étapes répétitives, telles que la préparation des réactions et la purification des échantillons, à des systèmes robotisés.
Lightspeed identifie la lenteur des processus expérimentaux comme le principal frein à la rapidité de la découverte de médicaments. Dans le cadre de l'optimisation des molécules guides, le cycle de conception, de synthèse, de purification et d'évaluation doit être répété pour des milliers de molécules, un processus qui prend généralement plusieurs semaines même dans les meilleurs laboratoires sous-traitants. Warp Sciences intende enregistrer toutes les données expérimentales, y compris les échecs, pour entraîner des modèles capables de prédire les méthodes de synthèse et les composés les plus prometteurs, avec l'ambition future de vendre ces prédictions en plus des composés physiques.
Ce développement intervient dans un contexte où les entreprises pharmaceutiques occidentales externalisent une grande partie de leurs recherches chimiques à l'étranger, principalement en Chine, faute d'alternatives locales de taille équivalente aux États-Unis. Cette dynamique gagne en urgence suite à l'adoption de la loi BIOSECURE en décembre dernier, qui restreint les contrats fédéraux et les subitions impliquant certaines entreprises biotechnologiques jugées préoccupantes. Warp Sciences cherche ainsi à combler ce vide en offrant une capacité de production domestique capable de rivaliser avec l'offre internationale.
Rapporté par BRIDGE.