Expansion · 29 août 2026

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Meta obtient l’autorisation définitive pour un centre de données géant de 1 milliard d’euros à Talavera de la Reina

building beside body of water during night time
Jonathan Roger / Unsplash

Le géant technologique Meta a reçu l’autorisation définitive de la part du gouvernement régional de Castilla-La Mancha pour construire un centre de données d’une valeur de 1 milliard d’euros à Talavera de la Reina. Selon David Gómez, délégué de la Junta de Comunidades de Castilla-La Mancha dans cette ville, cette décision met fin à un processus d’instruction de plusieurs années. Meta peut désormais présenter ses plans de construction et demander les permis nécessaires à la mairie. Ce projet, dont l’idée remonte à 2019, avait été classé en 2020 comme un projet d’intérêt stratégique.

Le centre de données occupera 191 hectares et générera 250 emplois directs stables, ainsi que jusqu’à 780 emplois indirects chaque année grâce à la chaîne d’approvisionnement. Il fonctionnera sans bruit ni pollution lumineuse perceptible à 400 mètres de distance. Son système de refroidissement par air sec réduira sa consommation d’eau à 0,2 hectomètre cube par an, un volume inférieur à celui d’autres industries déjà installées dans la zone. Meta doit également déposer une caution de 1 089 554 euros pour garantir l’utilisation des sols, avec un délai de neuf jours pour le faire.

Le projet prévoit également la restauration écologique des ruisseaux Zarzueleja et Cervines, afin de créer un parc fluvial de 60 hectares près de Gamonal. Meta financera entièrement ce centre, sans recourir à des fonds publics. Les travaux devraient s’étaler sur quatre phases jusqu’en 2036, transformant Talavera en un « nœud stratégique de l’économie numérique dans le sud de l’Europe », selon David Gómez.

Le gouvernement espagnol envisage par ailleurs d’introduire des règles plus strictes pour les centres de données, notamment l’obligation d’opérer depuis l’Union européenne, de ne pas transférer les données en dehors du territoire communautaire et de couvrir au moins 80 % de leur consommation énergétique avec des énergies renouvelables chaque heure de la journée. Les projets non encore connectés au réseau, comme celui de Talavera, disposeraient de six mois pour se conformer à ces exigences ou perdre leur accès à l’électricité.

Le projet a connu plusieurs ajustements concernant sa consommation d’eau. Les premières estimations tablaient sur 4,8 milliards de litres par an, mais après des études environnementales, ce chiffre a été réduit à 665,4 millions de litres, puis à environ 500 millions de mètres cubes, et enfin à 200 millions de litres par an. Malgré ces réductions, des inquiétudes persistent quant à l’impact sur les ressources hydriques locales, notamment le fleuve Alberche, déjà en situation de stress hydrique.

Xataka a rapporté cette information.